«On a assisté à un fiasco complet, c'est désespérant»EXTRAIT de l'article de l'interview de Georges Monbiot par Ronack Monabay (UCJS : Urgence climatique, justice sociale) :
Comment pouvons-nous galvaniser la société civile et «conscientiser» le public pour rassembler nos forces ensemble et se concentrer une nouvelle fois sur la question? N’y a-t-il pas un risque que les gens oublient tout simplement et qu’ils voient tout ceci comme une perte de temps après ces dernières semaines?
Eh bien c’est un danger réel! Une fois l’excitation passée, le tapis rouge remballé, et les couverts rangés alors les gens peuvent oublier et perdre leur élan, et les pourparlers peuvent perdre leur dynamique. Je crois que pour les gens vraiment déterminés à voir des mesures prises sur le changement climatique, nous devons adopter une attitude beaucoup plus conflictuelle. Je souhaite voir une série d’actions directes conflictuelles et non violentes à travers le monde contre la plupart des industries à forte intensité de carbone comme les mines de charbons, contre les entreprises qui exploitent les sables bitumineux, contre les raffineries de pétrole, contre les banques et les investisseurs qui permettent que de telles choses se produisent. Nous avons besoin de voir des gens qui amènent ça dans l’esprit du public et on parvient à cela plus efficacement en faisant des actions qu’en faisant des discours.
Quel type de liens voyez-vous entre les mouvements sociaux et les États-nations?
Les États-nations doivent faire partie du processus, mais on doit trouver une manière dont la société civile et les citoyens peuvent apporter leurs points de vue aux États-nations et formuler leurs recommandations. C’est pourquoi je pense qu’il faudrait créer un parlement mondial, mais bien sûr, ce n’est pas entre aujourd’hui et la prochaine série de pourparlers que nous allons l’obtenir…

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